Les principaux lieux de Jaune Ciel sont le laboratoire,
le jardin et les parcelles de cueillette sauvage.
Le laboratoire se trouve dans le bâtiment principal de l’exploitation. C’est dans le laboratoire qu’a lieu la distillation, la macération et la fabrication des cosmétiques.
C’est moi, Agathe, qui suis la responsable du laboratoire (et de tout le reste!).
Le laboratoire a été conçu et aménagé en accord avec les règlements qui encadrent la fabrication de cosmétiques. Il répond à toutes les exigences des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF).
J’ai suivi plusieurs formations afin de maîtriser le travail de paillasse, que ce soit la formulation cosmétique, la distillation ou la fabrication, qui sont trois métiers à part entière.
Pour la formulation des cosmétiques bio et la fabrication en laboratoire, j’ai suivi une formation professionnelle auprès de l’ECBF, Ecole de Cosmétique Bio Française.
Pour la distillation, j’ai suivi une formation professionnelle de distillation au sein du CFPPA de Nyons.
Je distille dans un alambic en cuivre de 25 litres, alimenté par un générateur de vapeur électrique. Pour chaque kilo de plante distillée, j’obtiens 1 litre d’hydrolat, garantissant ainsi un hydrolat concentré en molécules d’huiles essentielles.
Le jardin est un espace de 1500 m² environ, au milieu de la garrigue Gardoise.
Pour la partie agricole, j’ai suivi une formation professionnalisante d’un an, au CFPPA de Pamiers, mention Maraîchage Biologique. J’y ai été formée aux techniques de maraîchage en sol vivant, dont je m’inspire pour mes cultures au jardin.
Les idées conductrices sont de ne jamais laisser le sol à nu, de ne pas le travailler (pas de labour, pas de retournement de la terre), de varier les cultures afin de ne pas favoriser le développement de maladies ou la venue de parasites.
La culture en sol vivant se base sur le constat qu’un sol sans cultures est un écosystème complet et fonctionnel, l’objectif est donc de se rapprocher au maximum de ce que la nature fait déjà très bien toute seule.
Sur les buttes poussent toutes sortes de champignons et vivent quantités d’insectes et de larves. Cette vie permet au sol et aux plantes d’être plus résilientes face aux maladies ou parasites qu’elles pourraient rencontrer. Même les blaireaux et les sangliers du voisinage résistent mal à l’envie de venir retourner quelques buttes pour goûter aux résidents…
Au jardin, je cultive entre autres :
Des lavandins abrial
Le lavandin est un hybride entre la lavande vraie et la lavande aspic. J’ai choisi cette variété car contrairement aux lavandes, elle peut pousser même si elle n’est pas en altitude. Elle est aussi plus résistante aux maladies, ce qui permet de ne pas avoir besoin d’avoir recours à des traitements. Elle fait de grosses fleurs très violettes qui régalent tous les butineurs. Les lavandins sont cultivés sur buttes, recouvertes de broyat de bois.
Le lavandin est utilisé dans la Crème mains.
Des hélichryses italiennes
Cette plante emblématique de la garrigue pousse spontanément dans la région. Au jardin, elle est cultivée sur des buttes qui sont un mélange de terre et de sable de rivière, car elle supporte mal les sols lourds et calcaires comme nous avons ici. Elle nécessite peu d’entretien et dégage un parfum très épicé.
L’hélichryse italienne est utilisée dans la Crème visage riche.
Des calendulas officinalis
Ils sont cultivés en bacs recouverts de broyat de bois, dans un mélange de terre, de compost et de terreau. Les calendulas sont utilisés pour faire un macérât dans l’huile d’olive.
Ce macérât est utilisé dans la Crème visage riche et le sera aussi dans de futurs produits Jaune Ciel.
Des sauges sclarées
Cette variété de sauge produit de grandes hampes florales roses et violettes. Elle est très résistante, se ressème toute seule, ne craint pas la concurrence des adventices (celles qu’on appelle communément les mauvaises herbes). Elle est donc cultivée directement à même le sol et recouverte entre les pieds d’un lit de broyat de bois, pour limiter le désherbage et retenir l’humidité dans le sol.
La sauge sclarée est utilisée dans le Déodorant.
En cueillette sauvage, je récolte du romarin, du thym et du laurier noble sur les terres d’un collègue agriculteur, dans 50 hectares de garrigues protégés et entretenus.
Les plantes qui ont poussé spontanément et sans aide humaine, qui ont été soumises à du stress (hydrique, de température, des attaques de parasites…), sont plus concentrées en huiles essentielles car celles-ci leur servent à se défendre.
Les plantes récoltées sont ensuite séchées pour celles qui serviront aux macérâts (calendula, laurier…).
Le séchoir se trouve à côté du jardin, dans un petit bâtiment en tôle. Il y fait donc chaud et sec, avec une bonne aération, ce qui permet à nos plantes de sécher rapidement et en douceur. Les plantes qui seront distillées sont pré-séchées (quelques heures ou quelques jours, selon la température) sur ce même séchoir et ensuite immédiatement distillées au laboratoire. La paille restante après distillation sert de paillage aux plantes du jardin.